10e atelier CESO Horizon 2030 : les modes de vie dans le CESO

date: 
22/07/2014

Le 10e atelier CESO Horizon 2030 s’est tenu le 25 février 2013 au siège de la communauté d’agglomération Les Portes de l’Essonne, à Athis-Mons. L’objectif de cette séance était de d’échanger avec les membres de l’Audeso sur le sujet de thèse de Pauline Silvestre, doctorante Cifre à l’Audeso, « Les modes de vie des usagers du CESO ».

Le lancement de cette recherche procède à la fois d’un contexte favorable et l’intérêt partagé des acteurs. La récente révision du Sdrif et le débat actuel sur la gouvernance métropolitaine rendent opportune la relance d’une réflexion sur la structure francilienne. Cette préoccupation des acteurs du CESO, qui questionne la place des territoires de grande couronne et les pratiques de leurs usagers dans un ensemble plus vaste, suscite l’intérêt des universitaires.

Ce travail aura un triple intérêt pour les élus, les techniciens et tous ceux qui s’intéressent au CESO :

  • mieux comprendre son fonctionnement à travers des questions rarement abordées et plus qualitatives que celles auxquelles répondent d’ordinaire les productions de l’Agence (identité, ancrage territorial, géographie imaginaire, etc.) ;
  • mieux cerner les besoins sociaux qui s’expriment de façon parfois floue sur le territoire et disposer de pistes pour adapter les politiques publiques ;
  • face aux instances supra-locales, faire valoir le territoire, en fournissant un matériau support et des outils de réflexion sur les modes de vie des habitants.

Les approches quantitatives traditionnelles (indicateurs socio-démographiques, données économiques, mesure des déplacements, etc.) constituent un premier regard sur les modes de vie. La compréhension de ceux-ci implique cependant de connaître les pratiques des habitants mais aussi les représentations qui les sous-tendent, ce qui suppose d’autres outils et méthodes d’observation. La méthode des entretiens qualitatifs (échantillon limité et entretiens longs en face à face) sera donc privilégiée. Complémentaire du travail quantitatif de l’Agence, cette approche ne vise pas à l’exhaustivité : il s’agit, à travers des groupes constitués selon des hypothèses données, de repérer des lieux, des pratiques et des catégories de population « critiques ».

L’objectif de ce travail est d’aboutir à une géographie qualitative des modes de vie dans le CESO : il s’agit déterminer comment les usagers font le territoire. Des dynamiques de cristallisation des pratiques sur des lieux donnés se donnent-elles à voir ? Où et comment fonctionne cette concentration ? De quels rapports au reste du territoire francilien, et notamment à l’agglomération centrale et à Paris, ces modes de vie témoignent-ils ? Ce parti pris pourrait faire émerger des zones de cristallisation mais aussi des zones blanches. L’attraction du cœur d’agglomération ou de points extérieurs au CESO sera également à regarder de près : quels sont les lieux en relief du CESO et pourquoi ?

Quatre thématiques sont envisagées : les mobilités, l’habitat, la consommation, et l’usage des équipements et services. Elles restent à préciser en coopération avec les élus du territoire. Cet atelier a constitué une première occasion pour ces derniers de mettre en avant des questions importantes pour leur territoire (la formation, les parcours résidentiels, l’engagement associatif, etc.). Un comité de suivi sera constitué qui permettra aux élus de bénéficier de comptes-rendus réguliers de l’avancée du travail de recherche et d’échanger entre eux sur la question des modes de vie. D’autres modalités sont envisageables : ateliers et groupes de travail, accès à des publications régulières, ou encore, participation à des réunions publiques.

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