7e atelier CESO Horizon 2030 : modes de vie, logement et habitat

date: 
01/03/2013

Les ateliers CESO Horizon 2030 ont pour but de proposer aux élus un cadre de réflexion collective sur l’avenir de l’aménagement et du développement du CESO.  Le premier cycle des ateliers a constitué le socle de la contribution du CESO au projet de Schéma directeur de la région Ile-de-France transmis au président du Conseil régional d’Île-de-France.

Le 7e atelier, qui s’est tenu le 29 juin 2012 à l’Hôtel du Département de l’Essonne, à Évry, a marqué le début du deuxième cycle de ces rencontres. Il a abordé les trois thèmes suivants : les modes de vie des étudiants de l’université d’Évry, l’accès au logement, et l’habitat dans les communautés de communes du CESO.

Les modes de vie des étudiants de l’université Évry-Val-d’Essonne

L’enquête sur les modes de vie des étudiants de l’université d’Évry a été réalisée par les étudiants du master 2 développement social urbain et développement durable durant l’année 2011-2012, dans le cadre d’un partenariat entre l’Audeso et l’Université. Il s’agissait de saisir les pratiques des étudiants de l’UEVE, d’appréhender leurs rapports au CESO et leur relation à Paris. Les étudiants ont procédé à un croisement de données issues de questionnaires quantitatifs (150 questionnaires remplis sur les différents sites de l’UEVE) et d’animations de groupe. Ce travail fait l’objet d’une note Repères.

D’autres études sur les modes de vie seront menées en parallèle avec la FNAU et le LabEX « Futurs Urbains ». L’Audeso a recruté une doctorante en convention Cifre qui travaillera pendant 3 ans sur les modes de vie dans le CESO.

L’accès au logement dans le CESO

L’Audeso a présenté les résultats d’une étude sur l’accès au logement dans le CESO. Quelles sont les conditions de logement dans le parc privé pour les ménages aux revenus modestes ? Quelles sont les inadéquations entre l’offre et la demande de logement ? En quoi celle-ci peuvent-elles entraver les parcours résidentiels ?

Le parc de logement social connait une amélioration en termes de mixité, mais le taux de mobilité (logements qui ont changé d’occupants) est en baisse. Le logement social représente 33% des logements dans la construction neuve de 2007 à 2011, du fait d’un « rattrapage » de la loi SRU dans de nombreuses communes. Concernant le logement locatif privé, ce sont près de 40% des ménages qui n’ont pas de revenus suffisamment élevés pour louer un 3 pièces dans le parc privé. L’offre est située principalement dans le nord du CESO, rive gauche de la Seine (Corbeil-Essonnes notamment) et dans le Val d’Orge.

Les PLH et les SCOT metten en évidence un objectif précis de constructions neuves. Ils tentent d’articuler une stratégie visant à renforcer l’attractivité résidentielle du CESO et de ses territoires, avec une stratégie de fidélisation des habitants et d’amélioration des conditions de logement pour tous. C’est dans cette perspective que le travail d’observation de l’adéquation entre l’offre et la demande de logements sera poursuivi à l’Audeso dans le cadre de l’observatoire de l’habitat et du logement qui est actuellement en cours de mise en place.

Habiter dans les communautés de communes du CESO

L’Audeso a ensuite présenté un travail portant sur l’habitat dans les communautés de communes de l’Arpajonnais et du Val d’Essonne (qui comptent respectivement 63 000 et 57 000 habitants en 2009). L’objectif de cette étude est de comparer les situations, perspectives et politiques dans les communautés de communes du CESO, de réfléchir au devenir du logement et de l’habitat dans les territoires périurbains, d’inciter à appréhender plus finement la notion de périurbain en Ile-de-France.

Les communautés de communes du CESO offrent des contextes périurbains comparables, mais présentent des caractéristiques propres, tant sur le plan de la démographie et des dynamiques résidentielles, que sur celui de l’offre de logement et des politiques de l’habitat. Elles ont été marquées par une augmentation massive du parc de logements et par une forte croissance démographique (+234 % entre 1962 et 2008) dûe à solde migratoire important et régulier. Aujourd’hui, malgré un solde migratoire toujours positif, le processus se stabilise.

Au-delà de la question du logement, la question de l’habitat (mise en relation avec les conditions d’accueil des populations, en termes d’équipements et d’infrastructures de transport), met en relief la difficile adéquation entre production de logements, faible consommation des espaces agricoles, densités raisonnées, et qualité de vie.