Habiter dans les communautés de communes du CESO

date: 
25/07/2013

L’Audeso publie une étude consacrée à l’habitat dans les communautés de communes du CESO.

Le Centre Essonne-Seine-Orge, territoire d’étude de l’Audeso, compte 5 communautés d’agglomération et 2 communautés de communes : l’Arpajonnais (CCA) et le Val d’Essonne (CCVE), situées au sud et au sud-ouest du territoire. Celles-ci, à l’interface entre urbain et rural, présentent des contextes périurbains comparables et des caractéristiques propres à chacune, tant sur le plan de la démographie et des dynamiques résidentielles, que sur celui de l’offre de logement proposée et des politiques publiques de l’habitat.

Le périmètre étudié est marqué par une forte croissance démographique (+234 % entre 1962 et 2008) concomitante d’une augmentation massive du parc de logements. Il a connu un solde migratoire important, d’environ 5 % par an entre 1968 et 1975, qui s’est largement amoindri dans les années 1980, pour s’établir aujourd’hui à 0,2 % pour la CCA et 0,6% pour la CCVE.

La croissance de la population se stabilise aujourd’hui en raison d’une production de logements nettement moins importante que dans les décennies précédentes (195 nouveaux logements par an entre 2007 et 2011 dans la CCVE et de 265 logements par an en 2011 dans la CCA).

Le travail d’analyse et d’étude a produit un ensemble d’observations qui relativisent et complexifient la vision couramment répandue du périurbain :

  • Une large majorité de logements individuels (66 % du parc résidentiel de la CCA, et 77 % du parc de la CCVE) et de propriétaires occupants, mais une grande diversité de formes urbaines.
  • L’étude d’une dizaine d’opérations, réalisées depuis les années 1930, témoigne d’une évolution tendant vers des programmes aujourd’hui plus mixtes, avec des projets davantage intégrés au tissu existant. Les initiatives des collectivités marquent la volonté de réinvestir les centres, de relancer le commerce de proximité, de créer du logement social, et de valoriser le bâti ancien : fermes réhabilitées, densification de cœur de village, requalification d’espaces publics, etc.
  • Un fort taux de motorisation des ménages et des migrations alternantes importantes qui se réalisent majoritairement dans un périmètre restreint (déplacements internes à l’intercommunalité, au CESO ou à l’Essonne), contredisant l’idée selon laquelle les habitants des territoires périurbains sont massivement liés à Paris dans leurs déplacements quotidiens.
  • Une part des jeunes ménages avec enfants importante, mais une nette baisse de la taille moyenne des ménages et un processus de décohabitation à l’œuvre, à mettre en relation avec l’offre proposée en termes d’habitat. Il est ainsi observé une insuffisance en petits logements.
  • Des migrations résidentielles des deux territoires s’effectuant dans des périmètres assez proches (migrations internes aux communautés de communes et migrations depuis le CESO), mais une part importante de départs pour la province.

Au-delà de la question du logement, celle de l’habitat, liée aux conditions d’accueil des populations en termes d’équipements et d’infrastructures de transport, nécessite des réflexions d’échelle intercommunale et questionne l’aménagement des territoires de manière transversale. Les deux communautés de communes proposent des approches différentes : un cadre général et transversal au travers du SCOT pour la CCVE, une production de logements programmée dans un PLH avec des opérations intercommunales d’envergure (comme la ZAC des Belles Vues) pour la CCA.

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